Implant dentaire après extraction :

Vous venez de perdre une dent. Ou votre dentiste vous a annoncé qu’une extraction était inévitable. Et quelqu’un — un ami, un proche, parfois même un praticien peu au fait des protocoles actuels — vous a dit : « Attendez que ça cicatrise bien avant de penser à l’implant. »

C’est une idée reçue. Et elle vous coûtera peut-être plus cher que prévu.

 

 

Ce qui se passe dans votre os après une extraction

 

Quand une dent est extraite, l’os qui l’entourait n’a plus de raison d’être. Il le sait. Et il commence à se résorber.

Ce phénomène est rapide, inévitable, et souvent sous-estimé. Dans les six à douze mois qui suivent une extraction, on estime qu’un tiers du volume osseux peut disparaître. En largeur d’abord, puis en hauteur. Un os qui était parfaitement suffisant pour recevoir un implant peut devenir, en l’espace de quelques mois, trop fin, trop court, trop remanié pour une pose simple.

Résultat : une greffe osseuse devient nécessaire. Le traitement se complexifie. Le délai s’allonge. Et la facture aussi.

 

 

L’implant immédiat ou différé précoce : des protocoles éprouvés

 

Le Dr Charbonnier propose, selon les situations, deux approches qui permettent de limiter cette perte osseuse. L’implant immédiat post-extractionnel consiste à poser l’implant le jour même de l’extraction, dans l’alvéole encore fraîche. Cela n’est pas possible dans tous les cas — une infection active, un os insuffisant ou une anatomie défavorable peuvent le contre-indiquer — mais lorsque les conditions sont réunies, c’est la solution qui préserve au mieux le volume osseux et gingival, tout en réduisant le nombre d’interventions.

L’implant différé précoce, posé quatre à huit semaines après l’extraction, offre quant à lui un compromis intéressant : les tissus ont commencé à cicatriser, mais la résorption osseuse n’a pas encore eu le temps de s’installer significativement.

Dans les deux cas, la planification repose sur une imagerie 3D Cone Beam réalisée au cabinet, qui permet d’anticiper avec précision le positionnement idéal de l’implant.

 

 

Et la préservation alvéolaire ?

 

Lorsque la pose immédiate n’est pas indiquée et qu’un délai est nécessaire, le Dr Charbonnier peut réaliser une préservation alvéolaire au moment de l’extraction. Cette technique consiste à combler l’alvéole avec un matériau de substitution osseuse pour limiter la résorption en attendant la pose de l’implant.

Ce n’est pas systématique. Mais dans certains cas — zone esthétique, os fin, patient à risque — c’est une étape qui change radicalement le pronostic implantaire.

 

 

Attendre, c’est parfois perdre

 

Il n’y a pas de règle universelle. Certains délais sont justifiés, certaines situations nécessitent une cicatrisation préalable. Mais attendre par défaut, sans évaluation clinique sérieuse, c’est laisser votre os se résorber sans raison valable.

La question n’est pas « quand poser l’implant ? ». La question est « quel est le meilleur moment pour MON cas ? »

Et cette réponse, elle ne se trouve pas sur internet.

Vous venez d’avoir une extraction ou en envisagez une prochainement ? Consultez le Dr Charbonnier à Chevrières pour évaluer le protocole implantaire le plus adapté à votre situation.